Dans une décision unanime rendue hier, la Cour divisionnaire a annulé la mesure en faveur de la liberté de choix chez les étudiantes et étudiants (Student Choice Initiative) du gouvernement Ford, qui obligeait les universités et les collèges à permettre aux étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire de ne pas verser les frais afférents.

« C’est un moment historique pour le mouvement étudiant, a déclaré Sofia Descalzi, présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants. « La mesure en faveur de la liberté de choix chez les étudiantes et étudiants (Student Choice Initiative) était une attaque manifeste du gouvernement Ford contre l’organisation étudiante sur les campus. Les étudiantes et étudiants ne baisseront pas les bras et continueront de se battre pour leur droit de représenter les intérêts étudiants sur le campus et au-delà. »

La Fédération canadienne des étudiantes et étudiants et la Fédération des étudiantes et étudiants de York ont intenté conjointement cette poursuite en mai 2019 parce que le gouvernement n’avait pas le pouvoir de mettre en œuvre une telle politique et avait agi dans un but inapproprié. Le 11 octobre, la FCEE et la FEEY ont allégué devant le tribunal que la mesure en faveur de la liberté de choix chez les étudiantes et étudiants (Student Choice Initiative) a des conséquences néfastes sur la capacité des organisations étudiantes de fournir des ressources et des services essentiels aux étudiantes et étudiants sur le campus.

« Cette victoire a été difficile à remporter, a déclaré Kayla Weiler, représentante de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants de l’Ontario. Dès le premier jour, les élèves, les étudiantes et les étudiants de tout l’Ontario ont exprimé leur opposition à la mesure en faveur de la liberté de choix chez les étudiantes et étudiants (Student Choice Initiative) en manifestant à Queen’s Park, en sortant de la classe, en faisant la grève et en recueillant des dizaines de milliers de signatures.

La Cour a déterminé que le gouvernement n’avait pas le pouvoir de s’ingérer dans les affaires des associations étudiantes des universités et des collèges. Cette décision signifie que les organisations étudiantes sur les campus de l’Ontario, notamment les associations étudiantes, les divers centres de soutien, les cliniques d’aide juridique, les banques alimentaires et les médias universitaires, ne sont plus sous la menace de perdre leur financement.

« Les associations étudiantes sont des organisations autonomes et il n’y a jamais eu de place pour l’ingérence du gouvernement dans leurs affaires. Les services offerts par les organisations étudiantes sur le campus ont été votés démocratiquement par les étudiantes et étudiants eux-mêmes », a déclaré Fatima Babiker, présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants de York.